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Documentation · version 1.7.5

Asgard Remote

Prise en main à distance — RDP, SSH et console série — dans une application de bureau légère, avec toutes vos connexions rangées dans un coffre chiffré unique et portable.

1 Présentation

Asgard Remote est un client de bureau pour Windows et macOS, dans l'esprit de mRemoteNG, Royal TS ou Termius. Toutes les sessions s'affichent dans l'application, sur les deux systèmes : aucun client externe n'est nécessaire.

  • Trois protocoles : SSH (terminal, fichiers SFTP, clés), RDP (bureau Windows embarqué) et console série.
  • Un coffre .agv : un seul fichier chiffré, que vous placez où vous voulez, ouvert par un mot de passe maître — l'esprit KeePass.
  • Local d'abord : aucun compte n'est nécessaire. La synchronisation entre vos appareils est facultative et chiffrée de bout en bout, via votre propre serveur Asgard.
  • Intégré à la suite : déploiement de l'agent Asgard Argos en un clic, liens asgard-remote://, export vers l'IPAM NetBox.

Application Tauri + Rust, autour de 6 Mo à télécharger, interface sobre en mode sombre, clair ou calé sur le système.

2 Installation

SystèmeFichierPremier lancement
Windows 10 / 11 (x64)Installeur .exe (recommandé) ou .msi (déploiement en parc)SmartScreen affiche « éditeur inconnu » : Informations complémentaires → Exécuter quand même.
macOS (Apple Silicon)Image .dmg, glisser l'app dans ApplicationsGatekeeper bloque une app non signée : clic droit → Ouvrir, une seule fois.

Au premier démarrage, Remote propose de créer un coffre (choisissez l'emplacement et le mot de passe maître) ou d'ouvrir un coffre existant. Le dernier coffre utilisé est rouvert automatiquement aux lancements suivants.

Les mises à jour s'installent par-dessus la version précédente : le coffre n'est pas touché. Il est compatible dans les deux sens entre versions : un coffre ouvert par une version récente reste lisible par une ancienne.

Télécharger Asgard Remote 1.7.5

3 Le coffre chiffré (.agv)

Connexions, dossiers, identifiants, clés SSH, commandes enregistrées et historique vivent dans un seul fichier. Copiez-le sur une clé USB ou un NAS : il s'ouvre sur n'importe quel poste avec Asgard Remote.

  • Chiffrement : AES-256-GCM, clé dérivée du mot de passe maître par Argon2id (64 Mio, 3 passes). Rien n'est jamais écrit en clair, ni sur le disque ni dans les journaux.
  • Écriture sûre : chaque enregistrement passe par un fichier temporaire, puis remplace l'original. La version précédente est gardée en .bak à côté.
  • Verrouillage automatique après inactivité (1 à 60 minutes, 10 par défaut) et verrouillage immédiat par ⌘L / Ctrl+L. Verrouiller ferme aussi les sessions de fichiers.
  • Touch ID / Windows Hello : Paramètres → Sécurité. Le déverrouillage biométrique est propre à chaque poste et à chaque coffre ; le mot de passe maître reste toujours accepté.
  • Changer le mot de passe maître : Paramètres → Sécurité. Le coffre est rechiffré avec un sel neuf ; la biométrie est à réactiver, et les autres appareils synchronisés doivent rouvrir le coffre avec le nouveau mot de passe.

Le mot de passe maître n'est stocké nulle part et ne peut pas être récupéré. Sans lui, le coffre est illisible — y compris pour le serveur de synchronisation.

4 Organiser les connexions

La fiche de connexion

Un clic sur une connexion ouvre sa fiche, enregistrée automatiquement à chaque modification : nom, protocole (SSH, RDP, série), hôte, port, identifiants, dossier, étiquettes, logo, réglages propres au protocole et un champ Commentaires en Markdown (aperçu ou édition).

Dossiers, étiquettes et recherche

  • Dossiers et sous-dossiers : un dossier affiche ses propres connexions (un dossier qui ne contient que des sous-dossiers les propose). Clic droit → Couleur… parmi 9 teintes.
  • Glisser-déposer une connexion sur un dossier pour la déplacer. Supprimer un dossier supprime son contenu, après confirmation.
  • Étiquettes libres (prod, critique…), filtrables.
  • Recherche par nom, hôte ou étiquette : elle parcourt toute la branche du dossier ouvert.
  • Tri : les plus utilisées en premier (par défaut) ou ordre alphabétique, depuis l'en-tête de la liste ou les paramètres. Le badge ×N indique le nombre d'ouvertures. Les compteurs de vos différents appareils s'additionnent.

Repères visuels

  • Logo du système : logos officiels (Ubuntu, Debian, Raspberry Pi, Kali, Mint, Fedora, Red Hat, CentOS, Rocky, Alma, Arch, Alpine, openSUSE, Proxmox, FreeBSD, OPNsense, pfSense, Windows, macOS, Cisco, plus switch, serveur et série). Il est détecté à la première connexion SSH, ou choisi dans la fiche (« Système »).
  • Voyant en ligne / hors ligne sur le logo : Remote tente une simple ouverture TCP du port SSH / RDP toutes les minutes (rien n'est envoyé à la machine).
  • Œil Argos : vert = agent Argos en ligne, vert pâle = déployé mais muet, gris = pas d'agent (clic → déploiement). Voir §13.

Sélection multiple et actions groupées

Ctrl/⌘+clic, Maj+clic ou lasso à la souris : le bouton Actions sur N ▾ (et le clic droit) propose :

  • ouvrir les N sessions, ou les ouvrir côte à côte (deux terminaux) ;
  • modifier les étiquettes et le dossier en une fois ;
  • déployer une clé SSH sur toutes les machines SSH ;
  • déployer ou mettre à jour l'agent Argos ;
  • supprimer — une suppression peut être annulée depuis la notification qui suit.

5 Sessions & onglets

  • Ouvrir : double-clic sur une connexion, ou ⌘T / Ctrl+T — un sélecteur rapide cherche par nom, IP ou étiquette dans tout le coffre, ↑/↓ puis Entrée. Une connexion déjà ouverte réactive simplement son onglet.
  • Onglets : une session par onglet, l'onglet « Connexions » ramène à la bibliothèque. Clic molette sur un onglet pour le fermer, comme dans un navigateur. Glisser à deux doigts horizontalement sur la barre d'onglets pour passer d'une session à l'autre (un geste = une session).
  • Reconnexion automatique : une session SSH ou RDP coupée par le réseau est relancée seule (délais croissants, 10 tentatives). Une déconnexion volontaire (exit, onglet fermé, mot de passe refusé) n'est jamais relancée.

Deux terminaux côte à côte

  • Trois façons de l'ouvrir : clic droit sur un onglet → Afficher à côté de…, sélection de deux connexions → Ouvrir côte à côte, ou glisser un onglet sur la moitié droite de la fenêtre.
  • Lier la saisie (bouton de la barre côte à côte, ou ⌘⇧L / Ctrl+Maj+L) : ce que vous tapez part dans les deux terminaux. Un bandeau orange le rappelle tant que la liaison est active.
  • Réservé aux terminaux (SSH, série). Fermer un des deux volets revient à l'affichage normal.

Plein écran immersif

  • Bouton Plein écran à droite de la barre d'onglets, bouton vert / ⌃⌘F sur macOS, F11 sous Windows.
  • La session occupe tout l'écran : barre latérale, onglets et barres d'outils sont masqués, sans rien déconnecter. Le côte à côte est conservé.
  • Barre des sessions : elle apparaît quand la souris touche le bord de l'écran. Elle est sur le bord gauche par défaut ; déplacez-la par sa poignée ⠿ (elle se colle au bord le plus proche) ou choisissez le bord au clic droit. Elle contient les onglets, le retour aux connexions et Quitter.
  • Changer de session : ⌘⌥←/→ / Ctrl+Alt+←/→, même depuis un bureau RDP, ou glisser à deux doigts le long de la barre.

6 Terminal SSH

Connexion

  • Mot de passe ou clé SSH : clé du coffre (voir §9), ou fichier de ~/.ssh (les clés présentes sont listées avec leur type, « Parcourir… » pour un autre fichier). Pour une clé chiffrée, le champ mot de passe sert de phrase de passe.
  • Équipements anciens : les algorithmes modernes sont proposés en premier, puis les anciens (courbes NIST, Diffie-Hellman SHA-1, CBC) en dernier recours — commutateurs, cartes iDRAC / iLO, ESXi, vieux OpenSSH. Un serveur moderne n'est jamais rétrogradé.
  • Keepalive toutes les 15 s : une liaison morte est détectée en moins d'une minute, puis reconnectée.

Confort du terminal

  • 12 thèmes (Asgard sombre / clair, Alerte rouge pour la production, Dracula, Nord, One Dark, Catppuccin, Gruvbox, Monokai, Solarized ×2, GitHub clair) en réglage global, et par connexion dans la fiche, avec aperçu.
  • Taille du texte de 9 à 24 : ⌘/Ctrl +, −, 0, ou ⌘/Ctrl+molette. Ou la loupe de la barre de session (− / taille / +) : un clic sur la taille affichée revient à la taille par défaut.
  • Rechercher dans le terminal (casse, résultat N / total) : ⌘F, ou Ctrl+Maj+F sous Windows (Ctrl+F aussi, sauf dans vim / less).
  • Liens cliquables : ⌘/Ctrl+clic ouvre l'adresse dans le navigateur.
  • Copier / coller : sous Windows, Ctrl+C copie s'il y a une sélection (sinon interrompt la commande), Ctrl+V colle. Clic droit : Copier, Coller, Tout sélectionner, Rechercher, taille du texte, Effacer.
  • Supprimer un mot ou une ligne comme dans un éditeur de texte (⌥⌫, ⌘⌫, Ctrl+⌫…) — voir §16.

Historique et commandes enregistrées

  • Historique (bouton de la barre de session) : les commandes tapées sont retenues par connexion (200 au maximum) et synchronisées. Jamais retenus : une saisie masquée (mot de passe), ce qui est tapé dans vim / less / htop, un collage de plusieurs lignes, une commande précédée d'une espace.
  • Commandes : une bibliothèque de commandes enregistrées. Clic = insérer, ▶ ou Entrée = exécuter.

Barre d'infos

Au-dessus du terminal (bouton Infos) : IP, système, temps allumé, charge, CPU, RAM et disque de la machine, rafraîchis toutes les 10 s tant que la session est visible. Les relevés passent par un canal séparé : ils n'apparaissent jamais dans votre terminal. Les appliances (OPNsense, pfSense, Proxmox, Raspberry Pi) et FreeBSD sont reconnues ; un équipement sans shell n'affiche pas de barre.

7 Éditeur intégré pour nano

Dans un terminal SSH, nano fichier et sudo nano fichier ouvrent le fichier dans l'éditeur de VS Code (Monaco) au lieu de nano : coloration syntaxique, souris, recherche, plusieurs curseurs. Rien n'est installé sur le serveur : tout passe par la session ouverte.

  • Enregistrer : ⌘S / Ctrl+S. Le fichier est réécrit en place : propriétaire et droits sont conservés. Avec sudo nano, ou sur un fichier que vous ne pouvez pas modifier, sudo demande son mot de passe dans le terminal.
  • Conflit : si le fichier a changé sur le serveur depuis son ouverture, Remote prévient et propose Écraser quand même.
  • Fermer : bouton de l'éditeur, ou Ctrl+C dans le terminal (confirmation si des modifications ne sont pas enregistrées).
  • Disposition : à côté du terminal (séparateur déplaçable) ou plein écran, depuis la barre de l'éditeur ou les paramètres.
  • Fonctionne aussi après sudo -i, sudo su, su - ou un nouveau bash. Rien n'est jamais tapé pour vous dans une demande de mot de passe, y compris celle de sudo-rs (Ubuntu 26.04) qui affiche une étoile par touche.
  • command nano fichier lance le vrai nano. L'éditeur intégré se désactive dans Paramètres → Général (pour les nouvelles sessions).

Conditions : un shell POSIX sur le serveur (bash, zsh, sh, dash, ash, ksh) et un fichier de moins de 3 Mo. Sous tmux ou screen, et avec un shell non POSIX (fish, Windows OpenSSH, équipement réseau), c'est le vrai nano qui s'ouvre. crontab -e, git commit ou visudo ne passent pas par l'éditeur intégré.

8 Fichiers (SFTP)

Dans une session SSH, la bascule Terminal / Fichiers ouvre un explorateur sur la même machine, avec les mêmes identifiants. Le terminal reste ouvert pendant ce temps.

  • Naviguer, créer un dossier, renommer, supprimer (un dossier est supprimé avec son contenu, après confirmation).
  • Télécharger un fichier ou un dossier entier, envoyer des fichiers ou un dossier (« Envoyer un dossier… »).
  • Glisser-déposer depuis l'Explorateur Windows ou le Finder, avec barre de progression, pour les fichiers comme pour les dossiers : fichier en cours, « n / N fichiers », volume transféré et pourcentage.
  • Rafraîchissement automatique toutes les 5 s et au retour sur la fenêtre : un fichier supprimé ou créé ailleurs (serveur, autre client, terminal) apparaît sans recharger.

Les fichiers sont copiés en flux, par blocs (un gros fichier n'est pas chargé en mémoire), mais sans reprise : pour de très gros volumes, préférez rsync dans le terminal.

9 Clés SSH

Bouton de la barre latérale. Les clés sont rangées dans le coffre : elles voyagent avec lui et se synchronisent avec vos autres appareils.

  • Créer une clé Ed25519 ou RSA 4096, ou importer une clé existante (OpenSSH, PEM, PuTTY, chiffrée ou non) depuis ~/.ssh ou un fichier.
  • Copier la clé publique, exporter la paire dans ~/.ssh (jamais d'écrasement d'un fichier existant), renommer, supprimer.

Déployer une clé en un clic

  1. 1 Choisir les serveurs

    Depuis la fiche SSH (« Déployer une clé sur ce serveur… »), le bouton Clés de la session, ou une sélection multiple → Déployer une clé SSH (N serveurs)…

  2. 2 Remote ajoute la clé

    Connexion avec les identifiants de la fiche, puis ajout dans ~/.ssh/authorized_keys (droits corrigés, pas de doublon).

  3. 3 Vérification

    Une seconde connexion avec la clé seule doit réussir. Alors seulement la fiche passe en « Clé SSH » ; sinon elle reste inchangée et un message explique pourquoi.

Pour un seul serveur, la fenêtre liste aussi les clés déjà autorisées (badges « Coffre », « Utilisée par la fiche ») et permet de les retirer.

La clé privée ne quitte jamais la partie native de l'application : l'interface n'y a pas accès. Le déploiement demande un shell POSIX (pas Windows OpenSSH ni un équipement réseau).

10 Bureau à distance (RDP)

Le bureau Windows s'affiche dans l'onglet, sous macOS comme sous Windows.

Réglages de la fiche

RéglageChoix
SécuritéAutomatique (NLA si le serveur le propose, recommandé), NLA requis (refuse toute rétrogradation), TLS sans NLA (anciens serveurs : l'écran de connexion Windows s'affiche dans la session, identifiants facultatifs).
RésolutionPlein écran (taille de la fenêtre), 1920×1080, 1280×720 ou personnalisée.
Couleurs16, 24 ou 32 bits.
Images par seconde15 (connexion lente), 30 (par défaut) ou 60 (réseau local). Concerne le bureau intégré uniquement.
RedirectionsPresse-papiers ; lecteurs (un dossier local, visible sous \\tsclient côté serveur).

Pendant la session

  • Affichage fluide nouveau : les mises à jour de l'écran Windows sont regroupées et compressées avant d'être affichées, à la cadence choisie dans la fiche. L'affichage n'accumule jamais de retard : s'il ne suit pas, les étapes intermédiaires sont sautées et seule l'image la plus récente est peinte.
  • Redimensionnement en direct : agrandissez la fenêtre, le bureau suit sans reconnexion (Windows 8.1 / Server 2012 R2 et plus récents).
  • Écran Retina net : en résolution « Plein écran », le bureau est rendu en pixels réels et Windows agrandit son interface en conséquence.
  • Presse-papiers dans les deux sens : texte, images et fichiers. Copiez des fichiers dans l'Explorateur distant puis collez-les dans le Finder ou l'Explorateur local, et inversement (jusqu'à 1 Go par copie ; au-delà, passez par le dossier partagé).
  • Actions rapides (bouton Actions ▾) : Ctrl+Alt+Suppr, gestionnaire des tâches, explorateur, verrouiller ; fermer la session, redémarrer ou arrêter (après confirmation, avec les droits de l'utilisateur connecté).
  • Barre d'infos Windows : CPU, RAM, disque C: et temps allumé au-dessus du bureau, si la machine a un agent Argos.
  • Reconnexion automatique si le réseau coupe.
  • Touches maintenues : garder Shift, Ctrl, Alt ou Win enfoncé n'envoie qu'un seul appui au bureau distant. Taper des majuscules n'active donc plus les touches rémanentes de Windows.

Raccourcis Mac → Windows (macOS)

  • ⌘ + lettre courante (C, V, X, Z, A, S, F, T, W…) → Ctrl + lettre. ⌘ seul → touche Windows, ⌘ + autre touche → Win + touche.
  • ⌘←/→ → Début / Fin, ⌘↑/↓ → début / fin du document, ⌘⌫ → efface jusqu'au début de la ligne.
  • ⌥←/→ → mot précédent / suivant, ⌥⌫ → efface le mot. ⌥ + touche produit le caractère du clavier Mac ({ [ | ~ \ en AZERTY).

Sous Windows, la redirection de lecteurs passe par le bouton mstsc (secours), qui ouvre la connexion dans le client Microsoft. Les imprimantes et l'USB ne sont pas redirigés. Le dossier partagé est accessible en lecture et écriture depuis la machine distante : partagez un dossier dédié.

11 Console série

Les connexions série (port COM / /dev/tty…, vitesse) se rangent dans le coffre comme les autres et s'ouvrent dans le même terminal (thèmes, recherche, côte à côte, saisie liée).

En version 1.7.5, la console série est encore simulée : elle n'est pas reliée à un vrai port. Le branchement réel est prévu.

12 Synchronisation

Facultative. Elle passe par le serveur Asgard (le même que pour Asgard Notes : déployer le serveur), avec un compte utilisateur.

  1. 1 Paramètres → Synchronisation

    Activez, puis renseignez l'adresse du serveur, l'utilisateur et le mot de passe du compte ; Tester la connexion.

    Adresse : https://notes.mondomaine.fr
    Compte  : utilisateur + mot de passe
  2. 2 Sur chaque appareil

    Même compte, et idéalement le même mot de passe maître. Les modifications arrivent en temps réel.

  • Chiffré de bout en bout : le serveur ne stocke qu'un bloc chiffré et ne peut pas le lire. Le mot de passe maître ne quitte jamais le poste.
  • Fusion automatique : les ajouts des deux côtés sont réunis, la modification la plus récente d'une fiche l'emporte, une suppression se propage sans que la fiche revienne depuis un poste resté hors ligne.
  • Synchronisés : connexions, dossiers (et leurs couleurs), clés SSH, commandes enregistrées, historique, compteurs d'usage. Restent propres à chaque appareil : les préférences (thème, tri, taille du texte…), les réglages NetBox et Argos.
  • Voyant en bas de la barre latérale : vert (synchronisé), ambre (problème, détail dans les paramètres), gris (désactivée). Hors ligne, l'application continue normalement.

Deux coffres aux mots de passe maîtres différents peuvent fusionner, à condition d'avoir ouvert le coffre avec le mot de passe (pas par biométrie) sur ce poste.

13 Asgard Argos

Asgard Argos est l'IA qui surveille votre infrastructure. Remote dialogue avec lui par le serveur Asgard (synchronisation activée, compte administrateur, relais Argos configuré). Argos ne peut jamais lire le coffre.

Déployer l'agent en un clic

  • Linux (clic droit sur une connexion SSH → Déployer l'agent Argos…) : agent natif (service systemd, par défaut) ou Docker. Remote vérifie la machine en lecture seule, inscrit l'agent dans Argos, l'installe en arrière-plan et attend sa première connexion. En cas d'échec, tout est nettoyé.
  • Droits : si le compte n'est pas root, Remote utilise le mot de passe sudo de la fiche (case cochée par défaut) ou vous le demande. Il n'est jamais enregistré ni envoyé à Argos. Pour Docker, Remote peut ajouter le compte au groupe docker (avec votre accord). Si Docker manque, Remote donne la commande d'installation mais n'installe rien.
  • Windows (connexion RDP, ou machine au logo Windows) : Remote affiche une commande PowerShell à copier, ouvre la session RDP, puis attend que l'agent apparaisse. Elle se colle dans un PowerShell administrateur ; rien n'est exécuté à distance à votre insu.
  • Mettre à jour l'agent (clic droit, ou en masse sur une sélection) : Remote met à jour l'agent natif ou Docker par SSH en gardant sa configuration, puis attend qu'il se reconnecte. Trois machines sont traitées en parallèle, « Réessayer les machines en échec » relance les autres.

Au quotidien

  • Badge ARGOS / œil sur chaque connexion dont la machine fait tourner un agent (gris s'il est hors ligne). Rien ne s'affiche si Argos est injoignable.
  • Panneau Argos (bouton œil de la barre latérale) : discutez avec Argos et enregistrez une réponse dans Asgard Notes.
  • Inventaire (Paramètres → Asgard Argos, désactivé par défaut, par appareil) : Remote envoie nom, hôte, port, protocole, dossier et étiquettes de vos connexions — jamais d'identifiant, de mot de passe, de clé ni de commentaire.
  • Connexions proposées : les machines qu'Argos découvre (agents, invités Proxmox, demande dans le chat) sont ajoutées dans le dossier homelab, sans identifiants, avec la note « Ajoutée par Argos — identifiants à compléter ». Les doublons (même machine, même protocole) sont ignorés.
  • Rangement demandé par Argos : dédoublonnage et ajout / retrait d'étiquettes. Une fiche qui contient un utilisateur, un mot de passe ou une clé n'est jamais supprimée.

Liens asgard-remote://

Argos, Asgard Notes ou une page web peuvent ouvrir Remote :

asgard-remote://open?connection=<id>
asgard-remote://connect?host=192.168.1.20&name=nas&protocol=ssh&port=22

Un lien n'ouvre jamais de session tout seul : il sélectionne la fiche et propose « Se connecter », ou crée une fiche préremplie sans identifiants. Reçu coffre verrouillé, il est appliqué au déverrouillage.

14 Export vers NetBox

Reporte les adresses de vos équipements dans l'IPAM NetBox, à la demande (jamais automatiquement).

  1. 1 Paramètres → NetBox

    Adresse de NetBox, jeton d'API (stocké chiffré dans le coffre), étiquette (par défaut asgard-remote), option « Accepter un certificat auto-signé ». Tester la connexion affiche la version de NetBox.

  2. 2 Lancer l'export

    Clic droit sur un dossier → Synchroniser vers NetBox… (ou « Synchroniser tout » à la racine, ou le bouton ⇪ de la liste). Un aperçu montre d'abord ce qui sera créé ou mis à jour, sous-dossiers inclus ou non.

  3. 3 Rapport

    Une ligne par adresse : Création, Mise à jour, À jour, Ignorée (avec la raison) ou Erreur, avec un lien vers NetBox.

  • Une connexion = une adresse IP. Un nom d'hôte est résolu par DNS et reporté dans dns_name ; plusieurs connexions vers la même IP donnent une seule adresse.
  • Une nouvelle adresse prend le masque du préfixe NetBox le plus précis qui la contient (sinon /32).
  • Une adresse existante ne voit changer que sa description, son nom DNS et ses étiquettes (ajoutées). Rien n'est jamais supprimé dans NetBox.

15 Paramètres

Bouton de la barre latérale.

SectionContenu
GénéralDélai de verrouillage automatique, ordre des connexions, reconnexion automatique, éditeur intégré pour nano et sa disposition.
ApparenceMode sombre / clair / système, thème du terminal, taille du texte. Le bouton soleil / lune en bas de la barre latérale bascule directement entre clair et sombre.
SécuritéTouch ID / Windows Hello, changement du mot de passe maître.
SynchronisationActivation, adresse du serveur, compte, test, état de la liaison.
NetBoxAdresse, jeton, étiquette, certificat auto-signé, test.
Asgard ArgosEnvoi de l'inventaire, « Envoyer maintenant », état de la liaison.

Les préférences sont propres à chaque appareil : un réglage fait sur le Mac ne change pas le PC.

16 Raccourcis clavier

ActionmacOSWindows
Nouvelle connexion (sélecteur rapide)⌘TCtrl+T
Verrouiller le coffre⌘LCtrl+L
Session précédente / suivante⌘⌥← / ⌘⌥→Ctrl+Alt+← / →
Plein écran⌃⌘F ou bouton vertF11
Lier la saisie (côte à côte)⌘⇧LCtrl+Maj+L
Fermer un ongletclic molette sur l'onglet
Rechercher dans le terminal⌘FCtrl+Maj+F (ou Ctrl+F hors vim / less)
Taille du texte⌘+ ⌘− ⌘0, ⌘+moletteCtrl+ Ctrl− Ctrl+0, Ctrl+molette
Copier / coller (terminal)⌘C / ⌘VCtrl+C (avec sélection) ou Ctrl+Maj+C / Ctrl+V
Ouvrir un lien du terminal⌘+clicCtrl+clic
Effacer le mot précédent⌥⌫ ou ⌃⌫Ctrl+⌫
Effacer la ligne⌘⌫Ctrl+Maj+⌫
Effacer le mot suivant⌥⌦Ctrl+Suppr
Effacer jusqu'à la fin de la ligne⌘⌦—
Enregistrer (éditeur intégré)⌘SCtrl+S

Dans une session RDP, les touches partent vers le bureau distant : ⌘T et ⌘L n'y agissent pas. Le changement de session (⌘⌥←/→) fonctionne partout.

17 Sécurité

  • Les secrets restent dans la partie native : pour ouvrir une session, l'interface ne transmet que l'identifiant de la connexion ; hôte, mot de passe et clé sont lus dans le coffre ouvert. Les clés privées ne sont jamais exposées à l'interface.
  • Tout le réseau est en Rust (SSH, RDP, synchronisation, NetBox, Argos) : aucun mot de passe ne passe par l'interface web de l'application.
  • Mot de passe maître gardé en mémoire uniquement le temps où le coffre est ouvert, effacé au verrouillage.
  • Aucune télémétrie, aucun compte obligatoire, aucun service tiers.
  • Les saisies n'ont ni correction automatique ni majuscule automatique (utile pour les noms d'hôte et les commandes).

18 Limites & dépannage

Limites connues

  • L'empreinte du serveur SSH est affichée mais pas mémorisée : un changement de clé du serveur n'est pas signalé.
  • Console série simulée ; pas de redirection d'imprimantes ni d'USB en RDP.
  • RDP : une vidéo ou une animation en plein écran reste en dessous de 60 images par seconde (les modes vidéo RemoteFX / GFX ne sont pas encore pris en charge).
  • Applications non signées : avertissement SmartScreen / Gatekeeper au premier lancement.
  • Transferts SFTP sans reprise.

Dépannage

SymptômeCause et remède
SSH : négociation impossible avec un vieil équipementRemote propose déjà les algorithmes anciens courants. Le message indique ce que le serveur exige ; 3des-cbc seul n'est pas pris en charge.
RDP : « Le serveur exige NLA »Fiche → Sécurité → NLA requis (ou Automatique).
RDP : connexion refusée sur un vieux WindowsFiche → Sécurité → TLS sans NLA.
Le bureau RDP ne suit pas la taille de la fenêtreServeur antérieur à Windows 8.1 / 2012 R2, ou résolution fixe dans la fiche : choisir « Plein écran ».
nano lance le vrai nanoÉditeur intégré désactivé, shell non POSIX, session tmux / screen, ou fichier > 3 Mo.
Synchro : « Connecté — erreur… »Le serveur est joint mais le contenu ne se déchiffre pas : autre mot de passe maître et coffre ouvert par biométrie. Rouvrir avec le mot de passe.
Une modification de dossier ou de fiche est annulée après une synchroMettre tous les appareils à jour (1.0 ou plus récent) : les anciennes versions ne datent pas les dossiers.
Pas de badge ARGOS / panneau Argos indisponibleSynchronisation désactivée, relais Argos non configuré sur le serveur Asgard, ou compte non administrateur : voir la documentation Argos.
Déploiement d'une clé : « pas de shell POSIX »Serveur Windows OpenSSH ou équipement réseau : ajouter la clé à la main.
NetBox : erreur de certificatParamètres → NetBox → « Accepter un certificat auto-signé ».
Touch ID / Hello ne propose plus le déverrouillageMot de passe maître changé ou coffre recréé : réactiver dans Paramètres → Sécurité.

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